Ma pratique photographique interroge le temps et ce qui se délite sans bruit. Je travaille sur l’infra-ordinaire : ces instants ténus, à peine perçus, mais qui révèlent quelque chose de fondamental avant de s’effacer.
Photographier, pour moi, c’est tenter de retenir ce qui bascule déjà : les êtres changent, la lumière se déplace, et rien ne se rejoue deux fois.
Je ne compose pas un récit au sens strict ; je propose une direction, par le choix des sujets, des cadrages, des séquences. Ce sont des fragments du réel, posés là, qui ne s’additionnent pas en histoire mais ouvrent un espace. Le sens naît toujours ailleurs : dans l’écart entre l’image et celle ou celui qui la regarde, dans ce que la photographie réveille, trouble ou fait revenir.
Le cyanotype prolonge cette recherche en déplaçant le regard vers la matière et la trace. Ce qui m’attire, c’est toujours la même question : comment fixer l’éphémère sans le figer, comment laisser subsister une empreinte de ce qui disparaît, comment travailler dans cet intervalle où le documentaire rejoint l’expérimentation artistique.
Cette exigence guide aussi mes prestations professionnelles et éducatives : ateliers, portraits, mariages, reportages. Là encore, chaque image vise moins à témoigner qu’à révéler : une singularité, une présence discrète.

Séries artistiques cyanotype
Mes séries comme Vaine Pâture, réalisée à l’île Callot autour des algues et de la mémoire paysanne, et Métamorphoses, où les déchets deviennent empreintes poétiques grâce au cyanotype, transforment fragments du quotidien en œuvres visuelles.
Ateliers d’initiation au cyanotype
Je propose des ateliers pour particuliers, écoles, collèges, lycées, IME et structures culturelles du Grand Ouest, afin de découvrir de manière ludique et créative le cyanotype et la photographie expérimentale.

